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Pourquoi les athlètes d'endurance s'entraînent-ils en altitude ?

L'air raréfié des montagnes pousse le corps à fabriquer son propre produit dopant, en toute légalité.

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Les athlètes d'endurance s'entraînent en altitude pour que leur corps augmente sa capacité à transporter l'oxygène. L'air des montagnes contient toujours environ 21 % d'oxygène, mais à une pression plus faible : chaque inspiration en apporte donc moins. Le corps réagit : les reins libèrent une hormone, l'érythropoïétine ou EPO, qui ordonne à la moelle osseuse de fabriquer plus de globules rouges. De retour au niveau de la mer, affirment ses partisans, les athlètes gardent ce surplus de globules rouges pendant 10 à 14 jours, juste à temps pour la compétition.

L'idée a pris son essor après les Jeux olympiques de 1968 à Mexico, à 2 240 mètres d'altitude. Là-bas, les épreuves d'endurance ont été courues bien en dessous des records, tandis que les sprinteurs battaient des records dans l'air raréfié, qui freine moins. Entraîneurs et scientifiques ont commencé à se demander comment transformer l'altitude, de handicap, en avantage.

De l'air raréfié aux globules rouges en plus
  1. Étape 1: Pression de l'air plus faible

    Toujours 20,9 % d'oxygène, mais une pression partielle plus basse.

  2. Étape 2: Moins d'oxygène dans le sang

    Le capteur d'oxygène HIF est stabilisé.

  3. Étape 3: Les reins libèrent de l'EPO

    Jusqu'à mille fois plus en cas de manque d'oxygène.

  4. Étape 4: La moelle osseuse fabrique des globules rouges

    Plus de capacité à transporter l'oxygène.

  5. Étape 5: Retour au niveau de la mer

    Selon ses partisans, le gain dure 10 à 14 jours.

Le hic, c'est qu'un entraînement intense est plus dur là-haut. Quand les athlètes vivent et s'entraînent en altitude, leur consommation maximale d'oxygène chute d'abord d'environ 7 % tous les 1 000 mètres. D'où la recette à la mode : « vivre en haut, s'entraîner en bas ». On dort entre 2 100 et 2 500 mètres pour déclencher les adaptations, et on s'entraîne à 1 250 mètres ou moins pour garder des séances intenses. Un scientifique finlandais, Heikki Rusko, a même construit une maison d'altitude au niveau de la mer, dont l'air ne contient qu'environ 15 % d'oxygène.

Ça ne marche pas pareil pour tout le monde. Certains athlètes réagissent fortement, d'autres presque pas, et les chercheurs se disputent encore pour savoir si le gain vient surtout du surplus de globules rouges ou de muscles qui utilisent l'oxygène de façon plus économe.

Tribunes bondées et pelouse de l'Estadio Olímpico Universitario de Mexico pendant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de 1968
Les Jeux de Mexico en 1968, à 2 240 mètres d'altitude : l'endurance sous les records, les sprints au-dessus, et le début des recherches sur l'altitude.Photo: Fortepan / Romák Éva · CC BY-SA 3.0

Quiz

0/3

  1. 1.Pourquoi l'air d'altitude apporte-t-il moins d'oxygène au corps ?
  2. 2.Comment le corps réagit-il au manque d'oxygène en altitude ?
  3. 3.Pourquoi beaucoup d'athlètes « vivent-ils en haut et s'entraînent-ils en bas » ?

Récap

Vivre en haut pour fabriquer des globules rouges, s'entraîner en bas pour garder des séances intenses.

Le fait surprenant · L'air des montagnes contient la même proportion d'oxygène que celui du niveau de la mer ; c'est la pression plus faible qui compte.

Sources (2)

Pas de source, pas d'affirmation. Chacun des 16 faits de cette leçon renvoie à au moins une de ces sources.

  1. [1]Altitude training · Wikipedia
  2. [2]Erythropoietin · Wikipedia
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