Pourquoi les cyclistes roulent-ils en peloton serré ?
Calé au milieu du paquet, un coureur peut subir jusqu'à 95 % de traînée en moins. Même celui qui est devant y gagne un peu.
▶ Lancer l'histoireLes coureurs cyclistes se serrent les uns contre les autres parce que ceux de derrière s'abritent de l'air. Un coureur collé à la roue d'un autre roule dans la poche de basse pression que le premier traîne derrière lui : il a beaucoup moins d'air à fendre. C'est ce qu'on appelle l'aspiration, ou rouler dans le sillage, et dans un groupe le gain est spectaculaire : au milieu d'un peloton bien formé, la traînée peut baisser jusqu'à 95 %. Plus étonnant, même le coureur de tête économise un peu d'énergie quand quelqu'un est dans sa roue.

Voilà pourquoi le peloton, mot qui désignait d'abord un petit groupe de soldats, ne reste jamais figé. Les coureurs de tête prennent tout le vent et se fatiguent le plus vite : après leur relais, ils se laissent glisser à l'abri pour récupérer pendant que d'autres remontent. Parfois, des rivaux se partagent le travail en se relayant devant ; parfois, un coureur reste simplement dans la roue d'un autre pour garder des forces pour l'attaque finale. Des chercheurs étudient même le peloton avec la théorie des jeux, comme un dilemme social : un modèle informatique a montré que les coureurs les plus faibles ont intérêt à esquiver leur tour devant, alors que les plus forts ont intérêt à coopérer.
Ce ne sont pas les cyclistes qui ont inventé l'astuce. Les pilotes de stock-car l'ont découverte aux 500 miles de Daytona de 1960, quand Junior Johnson a compris qu'en se calant derrière des voitures plus rapides, sa Chevrolet moins puissante pouvait suivre, et il a gagné la course. Les oies utilisent une variante de l'idée : en formation en V, chaque oiseau profite de l'air ascendant qui tourbillonne au bout de l'aile de celui qui le précède.
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Récap
Le coureur de tête fend l'air et se fatigue le plus ; tous ceux qui suivent roulent dans son sillage de basse pression pour une fraction de l'effort.
Le fait surprenant · Les pilotes de stock-car n'ont découvert l'aspiration qu'aux 500 miles de Daytona de 1960, quand Junior Johnson s'en est servi pour gagner avec une voiture moins rapide.
Sources (2)
Pas de source, pas d'affirmation. Chacun des 17 faits de cette leçon renvoie à au moins une de ces sources.